Prix et mentions
Prix France-Liban 2025
Parution : 2026
160 pages
Version papier : ISBN 9782890246713 – 25,95 $
Version PDF : ISBN 9782890246720 – 19,95 $
Version ePub : ISBN 9782890246737 – 19,95 $
Les Bestioles
Collection «PLUME»
4 août 2020. Le port de Beyrouth vient d'exploser. Le narrateur, abasourdi, découvre sa ville dévastée. Alors que la population tente de s’organiser, ses pensées s’entrechoquent : malgré la version officielle d’un accident, il est convaincu d’avoir entendu des avions survoler son quartier, ces grosses bestioles qui lui tordent les entrailles. Mais d’autres bestioles, plus anciennes, vrombissent aussi dans sa tête : bribes éparses de la douceur de sa femme, et flashs d’un passé fratricide qui lui colle à la peau.
Ce roman ne documente pas l’explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020, il la métabolise, la digère, la régurgite dans une prose hallucinée. Portrait d’un homme abîmé et poème de la ville détruite, Les Bestioles n’est pas un roman à lire, mais un roman à traverser. Le texte, dense, coupant, laisse entendre la voix de tout un peuple, derrière celle de cet homme fêlé, harassé, encore debout. Au fil des pages, on reste sans voix, hébété devant ce court texte se muant peu à peu en un tour de force littéraire tant la langue est vive et d’une puissance douloureuse. Entre violence, douleur, résignation ou folie, mais aussi beauté, poésie et entraide, le récit captive le lecteur par sa tension et son réalisme brut. Les Bestioles est un roman à l’ironie mordante et au rythme haletant qui cisèle un portrait au vitriol du Liban d’aujourd’hui et nous transmet le vertige de la folie lié à l’expérience de la guerre. Hala Moughanie signe un texte dur mais nécessaire qui pose la question d’une humanité si difficile à conserver. Un roman qui nous rappelle que la littérature peut être une arme de résistance à la violence du monde.
Ce roman ne documente pas l’explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020, il la métabolise, la digère, la régurgite dans une prose hallucinée. Portrait d’un homme abîmé et poème de la ville détruite, Les Bestioles n’est pas un roman à lire, mais un roman à traverser. Le texte, dense, coupant, laisse entendre la voix de tout un peuple, derrière celle de cet homme fêlé, harassé, encore debout. Au fil des pages, on reste sans voix, hébété devant ce court texte se muant peu à peu en un tour de force littéraire tant la langue est vive et d’une puissance douloureuse. Entre violence, douleur, résignation ou folie, mais aussi beauté, poésie et entraide, le récit captive le lecteur par sa tension et son réalisme brut. Les Bestioles est un roman à l’ironie mordante et au rythme haletant qui cisèle un portrait au vitriol du Liban d’aujourd’hui et nous transmet le vertige de la folie lié à l’expérience de la guerre. Hala Moughanie signe un texte dur mais nécessaire qui pose la question d’une humanité si difficile à conserver. Un roman qui nous rappelle que la littérature peut être une arme de résistance à la violence du monde.
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