L'Énigme Camus
Parution : 2016
80 pages

Version papier : ISBN 978-2-89024-456-6 – 25,00 $
Les photos qui accompagnent la pièce sont de Michael Slobodian
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L'Énigme Camus

une passion algérienne

Collection «Théâtre»
La pièce L’Énigme Camus, une passion algérienne, de Jean-Marie Papapietro, a été créée à Montréal le 12 novembre 2014, à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier.

Sous forme de théâtre-documentaire, Jean-Marie Papapietro explore les dernières années d’Albert Camus à travers le regard que celui-ci portait sur les troubles qui ont agité l’Algérie dès 1954. « J’ai mal à l’Algérie, confie Camus, comme d’autres ont mal aux poumons. » Ses interventions publiques pour trouver une solution au conflit donnent lieu ici, sur la scène du théâtre, à un débat contradictoire réunissant six intervenants.

Cinq comédiens et un metteur en scène répètent une pièce. Elle n’est pas de Camus. C’est Camus lui-même qui est sur la sellette et qui doit témoigner de son engagement dans l’histoire de son temps. La pièce se construit donc autour de cet enjeu, dans l’urgence du temps théâtral où la marche des heures est comptée, comme c’est aussi le cas quand l’Histoire hésite.

Camus rêvait d’une colonie réformée, d’une Algérie plurielle, réconciliée qui rende justice à tous ses habitants. Utopie ? Position réactionnaire ? Aveuglement d’un homme profondément attaché à sa communauté ? Ou au contraire excès de lucidité ? Vox clamantis in deserto ? Au public d’en décider. Mais, quoi qu’il en soit, la parole de Camus sans doute plus audible aujourd’hui mérite d’être écoutée, car elle est en rupture avec les idéologies totalitaires qui nous ont fait et continuent de nous faire tant de mal.
 
Dans L’Énigme Camus, on retrouve en annexes au texte de la pièce, outre des repères biographiques sur Camus, une entrevue d’Anne-Marie Cousineau avec Jean-Marie Papapietro, une analyse critique par Sophie Bastien et un texte de Jean-Marie Papapietro, écrit à l’occasion du cinquantenaire de la mort d’Albert Camus.

Échos des médias

« Le mérite du spectacle tient dans sa capacité à garder le spectateur toujours en alerte devant les arguments qui fusent, tantôt pour défendre la révolte armée comme seul moyen de mettre fin à l’exploitation et à la misère des uns, tantôt pour soutenir le rêve d’un pays où cohabiteraient en harmonie des peuples réunis sur une terre par les aléas de l’histoire. […] C’est la force de ce spectacle engagé qui entraîne le public là où il se doit, dans la réflexion. Le pire ennemi étant le dogmatisme. » Louise Vigeant, Cahiers de théâtre Jeu
 
« La pièce reflète des enjeux universels, dont l’identité, la notion de territoire, mais, plus largement encore, le terrorisme, la question religieuse, le nationalisme. […] Ce spectacle nous incite à questionner notre idéal politique tout en demeurant à l’affût du danger sournois des idéologies réductrices et dévastatrices. » Édith Malo, Les méconnus
 
« Dans L’Énigme Camus, le Théâtre de Fortune revisite avec rigueur, sobriété et ferveur les dilemmes et les interrogations du grand intellectuel dont l’influence demeure pertinente de nos jours. […] Par son traitement dépouillé et l’implication généreuse de toute sa distribution, le Théâtre de Fortune puise dans le cœur et l’intelligence de Camus. Et le spectacle poursuit son chemin même après la représentation. » Olivier Dumas, montheatre.com
 
« Contrairement à bien des intellectuels austères, l’intelligence de Camus était directement branchée sur son cœur. Laissons-lui le mot de la fin : Il faut aimer la vie avant d’en aimer le sens, dit Dostoïevski. Oui, et quand l’amour de vivre disparaît, aucun sens ne nous en console. » Luc Boulanger, La Presse
 
« L’alternance des rythmes et des styles, de même que la magie du jeu des acteurs permettent à la pensée de Camus, en une heure et demie à peine, d’établir des bases dans l’esprit de chacun, et cela mieux qu’aucune leçon magistrale. Et le charme de la découverte opère sur tous les spectateurs. » Marie-Hélène Proulx, La Bible urbaine
 
« Le pari est réussi. De manière distrayante et même drôle par moments, le spectateur prend connaissance de bien des informations pour mieux comprendre le regard posé par Camus sur les troubles qui mènent l’Algérie à son indépendance en 1962. » Sophie Jama, Revue Tolérance
 
 

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