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Gérard Pourcel à la librairie Alice-Lance de Baie-Comeau

« Cette année, le thème proposé par les responsables des festivités entourant la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur est : Se tenir droit. Ensemble pour le droit d'auteur. Se tenir droit comme un i, c’est l’expression populaire qui m’est spontanément venue à l’esprit », écrit-il.

Voici un extrait du texte que Gérard Pourcel présentera à cette rencontre conviviale où chacun est invité à apporter son livre préféré:

Se tenir droit comme le i d’imagination, dont les écrivains usent abondamment.

Se tenir droit comme le i d’imprévisible, qui est, pour l’écrivain, le jumeau du i d’imagination.

Se tenir droit comme le i d’insomnie, mal dont souffrent certains écrivains.

Se tenir debout comme le i d’idylle, car c’est avec ce i-là que les écrivains nous font rêver et nous émeuvent.

Se tenir droit comme le i d’imbroglio, un mot cher aux dramaturges et détesté de tous les écrivains, qualifiant leurs rapports avec quelques éditeurs, lorsqu’il est question de droits d’auteur. Cela arrive encore, malheureusement.

Se tenir droit comme le i d’illusion de faire fortune, que l’on aurait tendance à écrire, non plus droit, mais en italique, tant la désillusion est grande, lorsque les droits d’auteurs sont convertis en espèces pas très sonnantes et pas très trébuchantes. Une raison de plus de ne pas les voler.

Se tenir droit, parce qu’il est particulièrement important qu’ensemble, lecteurs, enseignants, éditeurs, blogueurs et autres usagers de l’écrit, nous respections les droits de ces travailleurs du verbe qui, grâce à leur imagination et à leurs nuits d’insomnie, nous surprennent, nous font rêver, nous font aimer et forgent notre identité culturelle.

Se tenir droit comme le i de Immortel, nous en avons un, tout de vert vêtu, au Québec. Bravo, Monsieur Laferrière.


 

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